05 avril 2008

Bro Goz ma Zadou

l'hymne gallois Hen Wlad fy Nhadau (Pays de mes Pères) qui devient Doue ha va Bro (Dieu et mon Pays).

Ce texte sera remanié et deviendra Bro Goz ma Zadoú (Vieux Pays de mes Pères).
http://www.cyber-flag.net/Html/PaysdeGalles.htm

vous pourrez ainsi l'ecouter en cliquant sur le lien si dessus

Tout à commencer au Pays de Galles, et les Bretons parlent Gaelique (langue qui existe depuis 6 millle ans avant Jesus Christ), ils sont partis de là bas pour occuper la Bretagne...

Bro gozh ma zadoù - Vieux pays de mes ancêtres

La Baie de Saint Brieucoffre au commerce maritime de grands avantages. La ville est fort agréablement située dans un fond environné de montagnes, sur le Gouet , et pres de son embouchure dans l'Océan,ou plutot dans la Manche.

Le port, qu'on nomme le Légué est à un kilomètre de la ville. Il est sur et d'un facile abord, il a de beaux quais, des bassins à flot, et les travaux qu'on y pourra faire encore lui assurent dans l'avenur une grande dimportance, aisi qu'à toute la baie de Saint Brieuc.

On y arme pour la peche de la morue : les importations et les exportations y ont pris du développement.



De la maison de ma grand mere, je peut y aller à pied par un sentier tres serré.

Singulier problème à résoudre...

La Bretagne offre un singulier problème à résoudre dans la prédominance de la chevelure brune, des yeux bruns et du teint bruni chez une contrée voisine de l'Angleterre où les conditions atmosphériques sont si peu différentes. Ce problème tient-il à la grande question des races, à des influences physiques inobservées ? Les savants rechercheront peut-être un jour la cause de cette singularité qui cesse dans la province voisine, en Normandie. Jusqu'à la solution, ce fait bizarre sous nos yeux : les blondes sont assez rares parmi les Bretonnes qui presque toutes ont les yeux vifs des méridionaux ; mais, au lieu d'offrir la taille élevée et les lignes serpentines de l'Italie ou de l'Espagne, elles sont généralement petites, ramassées, bien prises, fermes, hormis les exceptions de la classe élevée, qui se croise par ses alliances aristocratiques. Mademoiselle des Touches, en vraie Bretonne de race, est d'une taille ordinaire ; elle n'a pas cinq pieds, mais on les lui donne. Cette erreur provient du caractère de sa figure, qui la grandit. Elle a ce teint olivâtre au jour et blanc aux lumières, qui distingue les belles Italiennes : vous diriez de l'ivoire animé. Le jour glisse sur cette peau comme sur un corps poli, il y brille ; une émotion violente est nécessaire pour que de faibles rougeurs s'y infusent au milieu des joues, mais elles disparaissent aussitôt. Cette particularité prête à son visage une impassibilité de sauvage. Ce visage, plus rond qu'ovale, ressemble à celui de quelque belle Isis des bas-reliefs éginétiques. Vous diriez la pureté des têtes de sphinx, polies par le feu des déserts, caressées par la flamme du soleil égyptien. Ainsi, la couleur du teint est en harmonie avec la correction de cette tête. Les cheveux noirs et abondants descendent en nattes le long du col comme la coiffe à double bandelette rayée des statues de Memphis, et continuent admirablement la sévérité générale de la forme. [...] Cette figure, plus mélancolique, plus sérieuse que gracieuse, est frappée par la tristesse d'une méditation constante. Aussi mademoiselle des Touches écoute-t-elle plus qu'elle ne parle. Elle effraie par son silence et par ce regard profond d'une profonde fixité. Personne, parmi les gens vraiment instruits, n'a pu la voir sans penser à la vraie Cléopâtre, à cette petite brune qui faillit changer la face du monde ; mais chez Camille, l'animal est si complet, si bien ramassé, d'une nature si léonine, qu'un homme quelque peu Turc regrette l'assemblage d'un si grand esprit dans un pareil corps, et le voudrait tout femme. Chacun tremble de rencontrer les corruptions étranges d'une âme diabolique. La froideur de l'analyse, le positif de l'idée n'éclairent-ils pas les passions chez elle ? Cette fille ne juge-t-elle pas au lieu de sentir ? ou, phénomène encore plus terrible, ne sent-elle pas et ne juge-t-elle pas à la fois ? pouvant tout par son cerveau, doit-elle s'arrêter là où s'arrêtent les autres femmes ? Cette force intellectuelle laisse-t-elle le coeur faible ? A-t-elle de la grâce ? Descend-elle aux riens touchants par lesquels les femmes occupent, amusent, intéressent un homme aimé ? Ne brise-t-elle pas un sentiment quand il ne répond pas à l'infini qu'elle embrasse et contemple ? Qui peut combler les deux précipices de ses yeux ? On a peur de trouver en elle je ne sais quoi de vierge, d'indompté. La femme forte ne doit être qu'un symbole, elle effraie à voir en réalité. Camille Maupin est un peu, mais vivante, cette Isis de Schiller, cachée au fond du temple, et aux pieds de laquelle les prêtres trouvaient expirant les hardis lutteurs qui l'avaient consultée. Les aventures tenues pour vraies par le monde et que Camille ne désavoue point, confirment les questions suggérées par son aspect. Mais peut-être aime-t-elle cette calomnie ? La nature de sa beauté n'a pas été sans influence sur sa renommée : elle l'a servie, de même que sa fortune et sa position l'ont maintenue au milieu du monde. Quand un statuaire voudra faire une admirable statue de la Bretagne, il peut copier mademoiselle des Touches. Ce tempérament sanguin, bilieux, est le seul qui puisse repousser l'action du temps. La pulpe incessamment nourrie de cette peau comme vernissée est la seule arme que la nature ait donnée aux femmes pour résister aux rides, prévenues d'ailleurs chez Camille par l'impassibilité de la figure. .
Balzac, Scène de la vie privée, Béatrix, 1838-1844

28 mars 2008

L'heure et le temps ....qui tourne ....



15 mars 2008

Ma nouvelle messagerie, venez me rejoindre

13 mars 2008

Venez me dire d'ou vous venez .....

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bonjour

04 mars 2008

Les 7 dormants

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Depuis bien des années - des siècles - on célèbre à Vieux-Marché (Cotes d'Armor) un pardon durant lequel un ancien chant en breton fait mention de sept jeunes gens qui se seraient endormis. Dans les années 1950, Louis Massignon, éminent orientaliste et breton de surcroit, y reconnait la légende des Sept Dormants d’Ephèse et fait de ce pardon un lieu de rencontre privilégié du Christianisme et de l’Islam.

ici, on vit au coeur intime d’une même foi sous des expressions diverses qui se partagent et se découvrent de part et d’autre dans un souffle d’évidente simplicité autour des Sept Dormants d’Ephèse arrivés il y a des siècles à se nicher dans une gwerz bretonne pour que chaque année un profond miracle s’accomplisse à nouveau...


Rencontres le samedi avec divers orateurs dans la petite salle des fêtes de Plouaret, puis veillée, procession et tantade, le soir auprès de la petite chapelle de Vieux-Marché, les cérémonies trouvent leurs points culminants le dimanche matin lors de la messe à la chapelle où toutes confessions prient ensemble avant de se rendre à la fontaine du Stiffel en une procession nouvelle afin d’écouter la lecture de la Sourate 18 du Coran racontant l’histoire des Sept Dormants.


Ce pèlerinage qui a été initié en 1954 par Louis Massignon a lieu chaque année le week-end de juillet le plus proche de la Sainte Marie-Madeleine (22 juillet).


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La légende des Sept Dormants semble prendre sa source à Ephèse (en Turquie) et se répandre dans les premiers siècles tout autour de la Méditerranée pour se retrouver jusqu’en Allemagne et en Bretagne à Vieux-Marché près de Lannion en Côtes d’Armor. Nous vous proposons ici un regard sur ce hameau breton, la lecture d’une version de la légende et diverses concordances sur les principaux thèmes développés par cette histoire merveilleuse.